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Ellipse de chute, chondrite L


chondrite H3, Dar al Gani 862


météorite chondrite H5, Hammadah al Hamra 259
Mise à jour: 28 novembre 2012
HaH 259 est une chondrite de 5 kilos, trouvée sur l'Hammada al Hamra. Seize pièces, de 2 à 900 grammes, ont été trouvées autour de la masse principale de 3,6 kilos.
Dar al Gani 637 est une météotite issue d'une chute multiple. L'ellipse de chute de cette chondrite L s'étend au moins sur 15 km d'ouest en est.
En apparence DaG 862 ressemble à la chondrite L3.5 Ragland, Nouveau Mexique, tout particulièrement au regard du nombre de chondres visibles sur un plan de coupe.

Les Météorites du Sahara


Les premières campagnes de recherches au Sahara datent de 1989, elles révèlent alors l'énorme potentiel des déserts chauds pour la préservation des météorites. A partir de 1993 plusieurs équipes de prospection se succèdent en Libye et en Algérie, collectant des informations de terrain et permettant des études scientifiques sur plus d'un millier de météorites.

Le Muséum d’histoire naturel de l’université Humboldt à Berlin regroupe une part importante des premières découvertes sahariennes. Faites sur les régions de Dar al Gani, Acfer, Hammadah al Hamra, Tanezrouft, ou sur les plateaux sédimentaires sahariens, ces nombreuses découvertes vont aussi attirer acheteurs et spéculateurs autour des villes frontalières du sud Maroc. Situées aux portes du désert, elles sont un lieu de passage privilégié pour la marchandise de contrebande en provenance de tout le Sahara.

Depuis 1998, plusieurs milliers de météorites sahariennes peu documentées approvisionnent ainsi le marché international, regroupées sous l’appellation générique NWA pour North West Africa (zone qui couvre toute l’Afrique du Nord). Issues pour la plupart d’un trafic contre lequel lutte le gouvernement algérien, toutes traces de leurs origines sont volontairement effacées. Un sujet préoccupant, au regard du terrorisme qui s’implante aujourd’hui au Sahara et des sommes investies sur ce marché.

Passionnés depuis plusieurs années par les météorites et le Sahara, nous avons toujours oeuvré dans une démarche scientifique, conscients de la nécessité d’archiver un maximum d’informations pour les générations futures. Le suivi complet sur chacune de nos découvertes et les contacts menés depuis 1999 auprès des ambassades, des instituts de recherches libyens et algériens, montrent qu’une prise de conscience collective est aujourd’hui nécessaire, afin de préserver et de transmettre ce patrimoine riche en enseignements sur notre système solaire que représentent les météorites sahariennes.



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